Ce guide explore un sujet qui suscite un intérêt croissant dans les discussions sur les médecines alternatives : l’utilisation de médicaments antiparasitaires repositionnés dans le cadre de programmes de bien-être et de détoxification plus larges. Ces dernières années, l’intérêt pour les théories de santé liées aux parasites a considérablement augmenté, alimenté par les communautés en ligne, les témoignages et une curiosité grandissante quant à l’influence des micro-organismes sur la santé humaine, au-delà des infections traditionnellement reconnues. Dans ce contexte, l’ivermectine et le fenbendazole sont deux composés fréquemment mentionnés dans les discussions sur les utilisations expérimentales ou hors indication. Les parasites sont des organismes qui vivent sur ou à l’intérieur d’un organisme hôte, provoquant parfois des maladies selon le type, la charge parasitaire et la localisation de l’infection. En médecine conventionnelle, les infections parasitaires sont diagnostiquées par des analyses de laboratoire et traitées par des médicaments antiparasitaires homologués, adaptés à chaque organisme. Des affections telles que le paludisme, la giardiase, les vers intestinaux et la gale sont bien documentées et bénéficient de protocoles de traitement établis, étayés par la recherche clinique. Cependant, les affirmations plus générales concernant une charge parasitaire « cachée » ou systémique chez des individus par ailleurs en bonne santé restent controversées et ne font pas l'unanimité au sein de la communauté médicale. Le Dr William Makis, médecin souvent cité dans les discussions sur les protocoles alternatifs, est associé, sur Internet, à l'idée de repositionner des associations médicamenteuses, notamment l'ivermectine et le fenbendazole. La « cure antiparasitaire du Dr Makis » n'est pas un protocole de traitement médical officiellement reconnu dans les recommandations cliniques, mais plutôt un concept qui circule sur les forums publics et dans les communautés de bien-être. Elle reflète un intérêt croissant pour explorer si des médicaments existants, initialement développés pour des maladies infectieuses spécifiques, peuvent avoir des effets biologiques plus larges. L'ivermectine est un antiparasitaire bien établi, utilisé en médecine humaine depuis des décennies, notamment pour le traitement de certaines infections à vers parasites et des parasites externes. Son profil de sécurité est bien documenté lorsqu'elle est utilisée aux doses approuvées sous surveillance médicale. Le fenbendazole, en revanche, est principalement un antiparasitaire vétérinaire utilisé pour traiter les vers chez les animaux. Bien que ce protocole ait suscité l'intérêt dans les milieux de la médecine alternative, son utilisation chez l'humain demeure non approuvée dans la plupart des juridictions, et ses effets pharmacologiques sur l'organisme humain ne sont pas pleinement établis. Le concept de combiner ces agents dans un protocole de « cure » structuré repose en grande partie sur des témoignages et des mécanismes théoriques plutôt que sur des essais cliniques à grande échelle. Ses partisans évoquent des effets synergiques potentiels ciblant les parasites ou influençant les processus cellulaires, mais ces affirmations n'ont pas été démontrées de manière concluante par des études cliniques évaluées par des pairs. Par conséquent, ces approches sont considérées comme expérimentales et doivent être abordées avec prudence. Ce guide explore les principes sous-jacents au protocole de manière structurée, notamment la préparation, les concepts d'utilisation, les pratiques de soutien et les considérations de sécurité. Il examine également les connaissances scientifiques sur les parasites, la pharmacologie de l'ivermectine et du fenbendazole, ainsi que les limites des données actuelles.